Thèse Appréhender l'Eau Invisible par une Approche Territoriale les Sciences Humaines et Sociales au Service d'Une Gestion Éclairée de l'Eau Souterraine en France H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université d'Orléans École doctorale : Sciences de la Société : Territoires, Economie, Droit - SSTED Laboratoire de recherche : CEDETE - Centre d'Études pour le Développement des Territoires et l'Environnement Direction de la thèse : Pascal BARTOUT Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-18T23:59:59 La gestion de l'eau en France est aujourd'hui réglementée par la Directive Cadre européenne sur l'Eau (DCE) de 2000 et ses déclinaisons dans le droit français. Ces réglementations visent notamment à préserver la ressource, sur les plans qualitatif et quantitatif, et à faire atteindre aux divers milieux aquatiques français un bon état écologique. Cet objectif s'applique à la fois aux eaux superficielles et aux eaux souterraines. Pourtant, ces deux types d'eaux ne sont pas placés sur un pied d'égalité sur le plan de leur gestion. Cette dernière peut être qualifiée de fluvio-centrée, dans le sens où les cours d'eau priment sur les autres types d'eau. Preuves en sont les échelles de gestion de la ressource : l'échelle élémentaire de la gestion de l'eau est le bassin versant, et le territoire français est découpé en six districts hydrographiques gérés par les agences de l'eau, dont le périmètre est basé sur le bassin hydrographique. Il est même indiqué, dans la DCE, que les masses d'eau souterraines doivent être rattachées au district hydrographique le plus proche ou le plus approprié.
A l'échelle locale en France, la gestion de l'eau est réalisée notamment sur la base de SAGE (Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux), qui sont des déclinaisons des objectifs définis par chaque comité de bassin des périmètres des agences de l'eau. Au regard de la place secondaire qu'occupent les eaux souterraines dans la règlementation nationale, ce déséquilibre existe-t-il également à l'échelle de gestion locale ? Cette question est d'autant plus prégnante que certains territoires, dont les eaux souterraines constituent la ressource principale, se sont dotés d'un SAGE, centré non pas sur une masse d'eau superficielle, mais souterraine. C'est le cas par exemple de la Beauce, dont les problématiques du manque d'eau, puis de sa qualité, ont mené les acteurs du territoire à coopérer dans un cadre de gestion collective. Il existe donc une potentielle opposition entre une gestion centrée sur les eaux de surface à l'échelle nationale, et une gestion centrée sur les eaux souterraines dans certains territoires à l'échelle locale.
La thèse se propose d'étudier dans quelle mesure la vision fluvio-centrée de la gestion de l'eau s'applique à une échelle locale. Existe-t-il une différence de vision de la place des eaux souterraines, entre les SAGE centrés plutôt sur les eaux superficielles et ceux centrés plutôt sur les eaux souterraines ? La gestion de l'eau en France est aujourd'hui réglementée par la Directive Cadre européenne sur l'Eau (DCE) de 2000 et ses déclinaisons dans le droit français. Ces réglementations visent notamment à préserver la ressource, sur les plans qualitatif et quantitatif, et à faire atteindre aux divers milieux aquatiques français un bon état écologique. Cet objectif s'applique à la fois aux eaux superficielles et aux eaux souterraines. Pourtant, ces deux types d'eaux ne sont pas placés sur un pied d'égalité sur le plan de leur gestion. Cette dernière peut être qualifiée de fluvio-centrée, dans le sens où les cours d'eau priment sur les autres types d'eau. Preuves en sont les échelles de gestion de la ressource : l'échelle élémentaire de la gestion de l'eau est le bassin versant, et le territoire français est découpé en six districts hydrographiques gérés par les agences de l'eau, dont le périmètre est basé sur le bassin hydrographique. Il est même indiqué, dans la DCE, que les masses d'eau souterraines doivent être rattachées au district hydrographique le plus proche ou le plus approprié.
A l'échelle locale en France, la gestion de l'eau est réalisée notamment sur la base de SAGE (Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux), qui sont des déclinaisons des objectifs définis par chaque comité de bassin des périmètres des agences de l'eau. Au regard de la place secondaire qu'occupent les eaux souterraines dans la règlementation nationale, ce déséquilibre existe-t-il également à l'échelle de gestion locale ? Cette question est d'autant plus prégnante que certains territoires, dont les eaux souterraines constituent la ressource principale, se sont dotés d'un SAGE, centré non pas sur une masse d'eau superficielle, mais souterraine. C'est le cas par exemple de la Beauce, dont les problématiques du manque d'eau, puis de sa qualité, ont mené les acteurs du territoire à coopérer dans un cadre de gestion collective. Il existe donc une potentielle opposition entre une gestion centrée sur les eaux de surface à l'échelle nationale, et une gestion centrée sur les eaux souterraines dans certains territoires à l'échelle locale. promouvoir une gestion territoriale de l'eau souterraine adaptée pour les outils de gestion actuels (SAGE, HMUC) Diagnostic territorial, entretiens, questionnaires
Le profil recherché
Cette recherche doctorale s'inscrit en géographie humaine et sociale mais nécessite des compétences hydrologiques complémentaires sur les fonctionnements des différents types de nappes d'eau souterraines, une maîtrise des outils de planification et de gestion de l'eau (PLUI, PAPI, SAGE, HMUC, masses d'eau ...). Une maîtrise de concepts comme hydrologie régénérative, territoire, paysage ou cycle hydro-social est impératif pour amener à bien cette recherche, tout comme les techniques d'entretiens.